Le Déni créer des nids
Le Déni créer des nids.
( des nids de confort qui deviennent tôt ou tard très inconfortable)
Le déni du réel n’est pas une faiblesse. C’est une stratégie intime.
Une manière qu’a l’être humain de se protéger… mais aussi de préparer son envole , sa propre rencontre avec ce qu’il évite.
Nous ne refusons pas la réalité par ignorance seulement, mais par nécessité. Car voir trop tôt, comprendre trop vite, serait parfois empêcher l’expérience de se déployer. Alors nous construisons, inconsciemment, les obstacles qui viendront nous heurter. Non pour nous punir, mais pour nous révéler.
L’être humain n’évolue pas par le savoir transmis, mais par le vécu incarné. Les conseils glissent là où l’expérience imprime.
Les récits des autres inspirent, mais ne transforment pas. Il faut l’égarement, la chute, la friction du réel contre nos illusions pour que quelque chose en nous consente enfin à voir.
Ainsi, nos erreurs ne sont pas des détours. Elles sont le chemin lui-même. Les souffrances, les désagréments, les inconforts ne sont pas des anomalies, mais des langages. Ils disent : « Regarde ici. Tu t’es éloigné. » Et dans cet éloignement même se cache la possibilité du retour.
Nous sommes, au fond, orientés vers une forme d’élévation. Non pas une ascension linéaire, propre et maîtrisée, mais un mouvement vivant, organique, fait de spirales, de contractions et de contradictions. Nos fourvoiements nourrissent cette montée. Ils en sont la matière première. Et tôt ou tard, quelque chose en nous se redresse. Inlassablement. Comme si une intelligence plus vaste refusait que nous restions définitivement perdus.
Nous sommes voués à dévoiler ce qui est, à travers tout ce qui n’est pas.
Et dans cette traversée, certaines forces subtiles ce « lunes noires » viennent pointer les zones de refus, les récits que nous tissons pour ne pas voir. Elles ne sont pas là pour nous condamner, mais pour nous ramener à la racine : pourquoi sommes-nous ici, vraiment ?
Elles révèlent autant notre « vérité » que les histoires que nous inventons pour nous en détourner.
Car au bout du compte, tout ce que nous construisons, tout ce que nous croyons solide, tout ce que nous défendons avec ferveur… peut aussi devenir ce qui nous éloigne. Non pas de la réalité extérieure, mais de ce lieu intérieur, sans attente, sans effort, qui ne demande qu’à être vécu.
Un lieu qui ne s’oppose à rien.
Un lieu qui ne cherche pas.
Un lieu qui, simplement, est.
Et peut-être que le réel ne se nie jamais vraiment. Peut-être attend-il seulement que nous soyons prêts à le reconnaître.
Prochain webinaire zoom
Samedi 4 avril de 10h 13h.
Pour pointer ensemble le lieu précis où prend racine l’auto sabotage et les histoires qu’on se raconte !
+Info en mp .
Ely