Miraculeuse Présence
L’ère du développement personnel se délite « doucement » à mesure que les forces transpersonnelles prennent toute leur ampleur.
Cette année-lumière commence à révéler ce qui était déjà à l’œuvre. Ce que nous pressentions. Ce que nous avions parfois imaginé, conceptualisé, enseigné même… Nous sommes désormais invités à vivre.
L’expérimenter est tout autre chose.
Oui, il y a actuellement beaucoup de désordre émotionnel. Les relations humaines se tendent, se défont, se recomposent, se réinventent. Le discernement vacille parfois sous la puissance des mémoires qui remontent. Tenir le fil de la raison, garder la vision claire au milieu de ce qui nous traverse, peut devenir difficile.
Sauf peut être pour celle et ceux qui Écoute un autre language …la voie directe celle des sensations corporelles.
Ou celle de la parole venu du silence renversé …les ce lunes noires
La lumière est intelligente.
Elle ne vient pas préserver nos arrangements. Elle dévoile ce qui doit l’être. Elle traverse nos émotions premières, nos attachements, nos anciennes mémoires, non pour les nier, mais précisément pour nous libérer de leur emprise.
Besoin. Attachement. Besoin encore.
S’attacher à l’autre.
À sa réputation.
À une place.
À la matière.
À une histoire.
À ce que l’on croyait acquis.
S’attacher pour ne pas sentir le vide. Pour calmer cette ancienne angoisse existentielle qui nous pousse à chercher, à l’extérieur de nous, des substituts capables de nous rassurer.
Mais peut-être que ce vide n’est pas un manque.
Peut-être est-il un espace.
Un espace débarrassé de ce qui l’encombrait, afin que quelque chose de plus vaste puisse enfin s’y déposer.
Les transpersonnelles exigent alors une autre qualité de présence : une parole vraie, mais aussi un silence suffisamment habité pour qu’une « œuvre » un mouvement Libre puisse en naître. Non plus depuis la peur, le besoin ou la réaction, mais depuis le cœur. Depuis le centre.
Et c’est peut-être là que commence le véritable Élan créateur :
trouver en soi le confort dans l’inconfort.
Entendez-vous vraiment ce que cela signifie ?
Le confort dans l’inconfort.
Car tant que nous avons besoin que l’extérieur s’apaise pour trouver la paix, comment savoir si nous avons réellement rencontré notre centre ?
Le centre, lui, ne dépend pas des circonstances.
Tout peut devenir chaotique autour de nous, les repères peuvent tomber, les relations se transformer, les certitudes disparaître et pourtant quelque chose demeure.
Immobile sans être figé.
Silencieux sans être absent.
Vivant, profondément vivant.
Nous sommes là.
Centrés au cœur même du mouvement.
N’est-ce pas là l’un des immenses cadeaux des transpersonnelles ?
Alors n’ayons pas peur de voir s’anéantir certaines certitudes, certaines situations, certaines constructions auxquelles nous avions confié notre sécurité. N’ayons pas peur de perdre le contrôle lorsque ce contrôle n’était peut-être qu’une manière de tenir à distance l’inconnu.
Car lorsque la paix commence à être trouvée jusque dans l’inconfort, une autre force apparaît.
Une force aimante.
Quelque chose qui ne nous protège plus de la vie, mais nous y reconduit.
Une puissance de vie infiniment plus vaste que nos stratégies, nos peurs et nos attachements.
L’inconfort est le chemin.
Non parce qu’il faudrait souffrir.
Mais parce qu’il révèle exactement l’endroit où nous dépendons encore de l’extérieur pour être en paix à l’intérieur.
Alors il est temps de mettre cela en pratique.
Clarifier.
Apaiser.
Laisser les émotions premières nous traverser sans leur abandonner les commandes.
Et découvrir, derrière leur tumulte, ce lieu intact qui n’a jamais cessé d’être là.
Le centre.
Celui qui ne promet pas que rien ne bougera.
Mais qui nous apprend que, même lorsque tout bouge, quelque chose en nous peut demeurer en paix.
Et depuis cet endroit-là, oui :
tout peut être traversée.